18.05.2013






La belle et si talentueuse créatrice Christine Phung, la radieuse Stey et la lumineuse Nathalie Oliver, styliste notamment pour Ô Féminin (et moi en robe In The Mood for Boheme pour Artisans d’Angkor)





Crédit photos: Magali An Berthon / Anne Chic & Geek


Ma collection pour Artisans d’Angkor chez Babel Concept Store

Depuis jeudi 16 mai dernier, la collection capsule que j’ai dessinée « In the mood for boheme » pour Artisans d’Angkor, maison d’artisanat éthique et réconnue du Cambodge, arrive en France et plus précisément à Paris, chez BABEL Concept Store, 55 quai de Valmy dans le 10e arrondissement.
Souvenez-vous, je vous en avais parlé il y a quelques mois, j’avais vraiment aimé passer du temps au Cambodge à Siem Reap, travailler avec toute l’équipe créative sur place et collaborer avec les couturières qui ont confectionné les pièces en soie tissée main de cette ligne exclusive. Foulards imprimés en organza, sacs tote en twill de soie, robes housses imprimées et nouées d’une ceinture tressée main, tuniques fleuries ou robes babydoll de cérémonie pour fillettes, il y a là tout l’univers de la soie, pour une famille voyageuse, chic et bohème.
On a donc fêté ça le 16 mai avec une jolie soirée qui a rassemblé une centaine de visages souriants, enthousiastes et chaleureux! Les invités ont pu déguster des mets asiatiques avec un buffet parfaitement dans le ton, tout en sirotant des cocktails fruités et colorés. Ce soir-là, sous les lampions asiatiques, on se sentait en voyage, transporté au Cambodge!
Jusqu’à demain dimanche 26 mai vous pourrez la découvrir à Paris dans un pop up store éphémère au bord du Canal Saint, dans une scénographie printanière, du Mékong à la Seine! N’hésitez pas à y faire un tour si vous vous promenez dans le quartier!
Une sélection de la collection restera ensuite pour trois mois.
Vous pourrez également découvrir une expo de mes photographies des artisans de la soie du Cambodge, dans l’esprit du projet Tissus & Artisans du Monde. Je suis fière et ravie de partager la nouvelle avec vous et vous invite joyeusement à venir voyager du Cambodge à Paris chez BABEL Concept Store!
Magali An
Since last Thursday May 16th, the « In the mood for Boheme » capsule collection I have designed for Artisans d’Angkor, ethical reknown silk craft company from Cambodia, is coming in France, more precisely in Paris, at BABEL Concept Store, 55 quai de Valmy in the 10th district.
Remember, I have written a few months ago, I really enjoyed spending time in Siem ReapCambodia, working with the entire creative team on site and collaborating with the seamstresses who assembled handwoven silk products of this exclusive line. Printed organza scarves, silk twill tote bags, printed dresses with braided hand tied belts, flowery tunics or babydoll dresses for girls, there is the whole world of silk, for a traveling boho chic family.
So we have celebrated its launch on May 16th with a lovely evening attended by hundreds of smiling, enthusiastic and friendly faces! The guests enjoyed Asian dishes with a buffet perfectly in tune, while sipping fruity and colorful cocktails. That evening in the Asian lanterns, we really did feel transported in Cambodia!
Until tomorrow Sunday, May 26th, you can discover the whole collection in a ephemeral pop up store at BABEL Concept Store, on the Canal Saint, in a springy decor, from the Mekong River to the Seine! Do not hesitate to have a look inside if you ever have a walk in the neighborhood!
A selection of the collection will then stay there for three months.
You can also have a look at an exhibition of my silk artisans of Cambodia pictures, in the spirit of World Textiles & Artisans project. I am proud and delighted to share the news with you and invite you to come travel from Cambodia to Paris at BABEL Concept Store!
Magali An
02.05.2013

28e Festival International de Mode & de Photographie à Hyères.
Je suis partie à Hyères pensant y trouver le soleil, l’été et la douceur du Sud. Et il a plu presque sans interruption.
Si je n’ai pas pu profiter de la mer, j’ai pu me plonger dans les psychés si bourrées de talent de photographes et surtout de stylistes qui fleuriront bientôt les podiums de leur mode créative, barrée, inspirée.
Hyères c’est aussi un moment pour se rencontrer, parler de ce que l’on fait, de ce que les autres font, découvrir, entendre, réfléchir. Se confronter, à soi et aux autres. Et se dire, tiens voilà ce que j’aurai envie de faire, voilà comment je pourrais avancer. On prend le baromètre de la création internationale, mais aussi et surtout celui de son propre désir, de créer, de tracer sa route, de suivre son fil à soi.
Et puis j’y ai retrouvé mon amie Lo qui, même par temps gris, rend la vie plus drôle et lumineuse.
Alors, vraiment, ce festival valait le voyage.
Magali An
28th International Festival of Fashion and Photography in Hyères.
I went to Hyères hoping to find the sun, summertime and the southern warm weather. And it has rained almost continuously.
If I was not able to enjoy the seaside, I had the chance to immerse myself in the talented psyches of young photographers and especially designers who will soon bloom on catwalks with their wicked, creative inspired fashion.
Hyères is also a time to meet people, talk about what you do, what others do, discover, listen, think. Confront to self and others. And say to yourself, well that’s what I would like to do, that’s how I want to move forward. It is the barometer of international design, but above that of your own desire, to create, to draw your way, to follow your own thread.
And also I have met there my friend Lo with whom, even on a cloudy day, makes life more fun and bright.
So really, this festival was worth the trip.
Magali An




(Jean-François Lepage)



(Jean-François Lepage)


10.04.2013

Paris est vraiment tout gris ces derniers mois. La météo n’est pas un sujet qui mérite tant qu’on s’y attarde, j’aime déjà plus parler de la couleur du ciel! Mais il semble quand-même difficile de ne pas ressentir une certaine mélancolie, une certaine fatigue en se levant chaque matin avec cette même grisaille répétitive. Il m’a donc fallu m’échapper quelques jours pour retrouver une certaine lumière, celle qui éclaircit l’esprit d’un coup, allège l’âme d’un rayon de soleil. Une lumière qui fait oublier tout le reste, la pluie de la veille, la neige du lendemain, les doutes, les soupirs, les regrets. C’est à Copenhague que j’ai trouvé cette lumière. Toujours accompagnée d’un ciel bleu si pur, d’un air frais et marin qui fait les joues roses et la mine réveillée.
C’était la première fois que je mettais un pied en Europe du Nord, en Scandinavie. En comparaison avec mes nombreux récents voyages en Asie du Sud Est, cela m’a semblé presque exotique. A Copenhague, tout m’est apparu serein et ordonné, raffiné et minimaliste. Jamais froid ou distant cependant. Je n’ai fait que marcher encore et encore dans les rues rectilignes, bordées de beaux immeubles aux façades aux tons pastels et aux grandes fenêtres qui reflètent toutes les humeurs du ciel. Ces quelques jours là-bas en plein hiver m’ont paru bien doux, nécessaires et rieurs.
Magali An
Paris has really been so gray in the past months. Weather is not a topic that deserves so much attention, I enjoy much more talking about the color of the sky! But it seems rather difficult not to feel a certain melancholy, a certain exhaustion when waking up every morning with the same repetitive sad gray weather. I then had to escape for a couple days to find some light, the one which brightens your spirit instantly, which lightens your soul with a ray of sunshine. A light that makes you forget everything else, yesterday’s rain, tomorrow’s snow, doubts, sighs, regrets. I have found this light in Copenhagen. Always coming along with a pure big blue sky and a fresh seabreeze which makes the cheeks pink and the complexion glowing.
It was the first time I have been in Northern Europe and in Scandinavia. In comparison with my many recent travels to South East Asia, it almost felt exotic to me. In Copenhagen, everything appeared to me so calm and neat, refined and minimalist. However, never cold or distant. All I did was walking again and again in the linear streets, bordered with beautiful buildings with pastel colored facades and with large windows reflecting all the moods of the sky. These winter days spent over there appeared to be so sweet, necessary and enjoyable.
Magali An


Raffinement et tradition de la porcelaine à découvrir au Musée du Design





Expérience cosy et rêveuse, entre Scandinavie et exotisme voyageur de Bali à la Turquie à l’hôtel Axel Guldsmeden.

03.04.2013




Fig.2
3D mapping representing the heights of the park in Evry’s urban area.
The draping at the centre of the scarf is a Clematis flower photograph.


La photographe Lola Reboud dont je parle de temps en temps dans ses pages est en voyage en ce moment. Mais pour penser à elle, je peux toujours porter le foulard en coton Fig 1 ou le carré de soie Fig 2. Ces deux pièces sont le fruit d’une collaboration entre elle et moi, à quatre mains.
Dans le cadre d’une résidence d’artiste de plusieurs semaines et d’une exposition dans la ville d’Evry (91), Lola Reboud est venue vers moi avec l’envie de travailler sur l’idée de la carte, de la topographie, des reliefs urbains et des lieux de rencontre, ayant collecté toute une banque de données et de recherches sur la communauté d’agglomération d’Evry.
Elle voulait sortir de l’objet photographique, trouver une dimension différente pour exprimer ses images et sa réflexion sur une thématique si spécifique. Sur cette phrase : « Une carte n’est pas le territoire », j’ai donc travaillé à la création de deux pièces, en cherchant à contenir les territoires dans un carré de tissu, sur les recommandations de l’artiste et en me basant sur le travail de cartographie de la géographe Anna Cristofol.
Créer des foulards apporte une notion de rêve, de poésie, d’inattendu. Cela donne l’opportunité de déconstruire des images si savamment composées et d’ouvrir vers le volume, la matière, de faire vivre une image plane autour de son cou, sur un voile de coton ou un satin de soie. Une fois noué, le carré se fait abstrait, tâches de couleur et mouvement.
Magali An
Photographer Lola Reboud who I sometimes write about in these pages is currently traveling abroad. But if i wish to think about her, I can always wear a cotton scarf Fig 1 or the silk scarf Fig 2. These two scarves are the result of a collaboration between me and her.
As part of an artist residency for several weeks and an exhibition in the city of Evry (91), Lola Reboud came to me with the wish to work on cartography, topography, urbain terrains and meeting spots, having collected a consequent database on Evry’s urban community.
She wanted to step out of the photographic object, to find a different dimension to express her images and thoughts on a such specific topic. On this sentence: « A map is not the territory », I have worked on two scarves designs, trying to hold territories in a square of fabric, on the recommendations of the artist and basing myself on the mapping work of geographer Anna Cristofol.
Designing scarves brings a notion of dreams, poetry and unexpected. This gives the opportunity to deconstruct images so cleverly composed and open to volume and fabric, to give life to a flat image around your neck, on a cotton voile or silk satin. Once knotted, the square scarf becomes abstract splashes of color and movement.
Magali An



Fig.1
Map of Evry’s urban area representing lovers meeting point in parks and on the Seine river banks.


20.03.2013










Aujourd’hui c’est le premier jour du printemps, et pour l’instant on peine encore à sortir de l’hiver. Pluie, neige, nuages… On subit encore la météorologie capricieuse qui restreint notre périmètre de désir et d’action.
Alors comme remède, je me suis replongée dans les images de mon voyage au Laos. J’y suis allée pour une trop courte semaine, après un mois entier au Cambodge, un peu avant Noël dernier. Du Laos, je n’aurai vu que la ville de Luang Prabang et ses alentours, et j’en garde un souvenir d’une sérénité et d’une lumière incomparables.
C’est une ville si calme, si paisible qui déborde de beauté. Beauté d’une nature luxuriante, généreuse, entre lianes, bougainvilliers, hibiscus rougissants et palmes verdoyantes. Beauté du Mékong, ce fleuve serpent qui entoure et accompagne la ville dans ses bras tranquilles et qui offre des couchers de soleil resplendissants. Beauté des temples bouddhistes enfin et des moines qui y vivent et se promènent dans les rues à toutes les heures du jour, comme des touches de couleur orange impressionnistes et mouvantes.
Souvent il me faut du temps pour ouvrir à nouveau le livre de certains voyages, pour me plonger dans toutes les images que j’ai pu saisir. Quelques semaines, quelques mois parfois, quand les événements se précipitent, quand les retours en France se font trop pleins, quand je n’ai pas l’espace nécessaire pour que les sensations reviennent, que les souvenirs s’installent. J’ouvre cet album aujourd’hui avec vous. Pour le printemps.
Magali An
Today is the first day of Spring, and for the moment we are still struggling to move away from winter. Rain, snow, clouds … We still suffer from a capricious weather which restricts the scope of our desire and action.
So as a remedy, I have dived into the pictures of my recent trip to Laos. I have been there for a week after having spent a whole month in Cambodia, just before last Christmas. From Laos, I will only have seen Luang Prabang city and its surroundings, and I keep from this discovery fond memories of incomparable serenity and light. It is such a calm and peaceful city filled with beauty. Beauty of a lush and generous nature, between vines, bougainvillea, blushing hibiscus and green palms. Beauty of the Mekong River as a snake revolving around the city in its quiet arms, offering resplendent sunsets. And finally beauty of the Buddhist temples and the monks living in and walking in the streets at all hours of the day, as impressionistic and moving orange paint brushes.
It often takes me some time to reopen the book of my travels,to immerse myself again in all the pictures I have taken. A few weeks or even months sometimes whenever events are too rushed, when returns to France are too full, so that I do not have the space needed for the feelings and sensations to come back, the memories to settle. I am opening this album with you today. For Spring.
Magali An
14.02.2013






Anne de Chic & Geek, croquée par Eudoxie




Carole Fraresso a de l’or dans les mains. Littéralement. Cette archéologue spécialisée en métallurgie de la civilisation précolombienne a monté Motché – Paris Lima, une ligne de bijoux précieux. Elle aurait pu simplement rester dans la recherche, mais elle a pensé une autre façon de comprendre ces savoir-faire disparus: les faire renaître.
Depuis Lima, elle s’inspire de motifs et parures de l’ancien temps inca et collabore avec un maître orfèvre péruvien. Ses pièces d’un raffinement intemporel nous font voyager vers des contrées lointaines chargées d’histoire.
La soirée de vernissage à la Maison des Amériques Latines à Paris était elle-aussi un alliage réussi de jolies personnes.
Anne, la discrète fée de Chic & Geek a œuvré en coulisses pour que tout se combine à merveille. Des sylphides vêtues de robes délicates de Lorafolk, coiffées de bandeaux en cuir by Eudoxie et parées des ornements Motché accompagnaient les visiteurs qui voulaient essayer les bijoux. Ceux-là même se sont pressés pour se faire tirer le portrait par Eudoxie, qui est aussi une illustratrice au talent solaire.
Ma chance dans tout ça, c’est de les connaître les unes et les autres. Quand on évolue dans des milieux artistiques, on a besoin d’amitiés et de sincérité comme il y en avait ce soir-là.
On n’oublie trop souvent que la vie n’est faite que de rencontres. Et souvent de belles rencontres. J’en ai parlé pour ma collection capsule en soie, comment d’un rendez-vous autour des artisanats et savoir-faire du Cambodge, je suis arrivée à dessiner un beau projet avec Artisans d’Angkor. D’ailleurs, je ne vous l’ai peut-être pas dit, mais justement, pour la prochaine destination de Tissus & Artisans du Monde, j’irai bien faire un tour au Pérou.
Magali An
« Motché Paris-Lima » : un hommage à la joaillerie précolombienne et une série de photographies sur le fondateur du Musée Larco, le collectionneur et mécène Rafael Larco Hoyle, à La Maison des Amériques latines, 3, rue Cassette, Paris 6e. Jusqu’au 30 mai. Bijoux en exposition-vente jusqu’au 31 mai : boutique Arthus Bertrand, 54, rue Bonaparte, Paris 6e.
Carole Fraresso has gold in her hands. Literally. The archaeologist specialized in pre-Columbian civilization metallurgy has created Motché – Paris Lima, a jewelry line. She could just have stayed in research, but she thought of another way to understand these unknown crafts: by reviving them.
From Lima, she inspires herself with ancient Inca patterns and ornaments, and she collaborates with a Peruvian goldsmith master. Her timeless pieces make us travel to distant lands filled with history.
The opening night at the Maison des Amériques Latines in Paris was also a successful alliance of great people.
Anne, discreet Chic & Geek fairy, worked behind the scenes to make everything perfect. Graceful sylphs delicately dressed in Lorafolk, topped with Eudoxie leather headbands and adorned by Motché jewelry, have hosted the visitors who wanted to try jewelry. They could also have their portraits drawn live by Eudoxie, who is also a illustrator of solar talent.
My luck in all this is just to know these girls. When you’re evolving in artistic circles, it is so important to have friendship and sincerity as there were that evening.
We do forget that life is made of encounters. And often beautiful ones. I have talked about my silk capsule collection, how from a documentary about crafts and textiles in Cambodia, it has lead me to a beautiful design project with Artisans Angkor. By the way, I’m not sure I have told you, but just for the next destination World Textiles & Artisans, there are a lot of chances that I will go to Peru.
28.01.2013











Je vous en parlais dans mon billet précédent: ma collection capsule In The Mood For Boheme pour Artisans d’Angkor a vu le jour en décembre dernier au Cambodge. Elle connaît depuis une belle floraison, puisqu’après être vendue en édition limitée à la boutique Artisans d’Angkor de Phnom Penh, elle sera bientôt au First Floor, le concept store de la rue 240 toujours à Phnom Penh, jusqu’au printemps de cette année.
Dessiner une collection est un long et passionnant processus. Au départ, c’est un travail solitaire: croquis des silhouettes, recherche d’inspirations et de matières, dessin des imprimés iconiques, mise en couleurs… Une fois les dessins validés, on passe à une phase de travail collectif. J’ai beaucoup aimé collaborer avec Sareth, la chef prototypeuse. Son amour du travail bien fait, sa patience et son souci du détails m’ont ravie. Si la collection dans sa forme définitive est une réussite, c’est grâce à toute la formidable équipe d’Artisans d’Angkor. C’est aussi ce qui fait la richesse de projets comme celui-ci, quand on fait le choix du fait-main et de l’artisanat : l’échange et l’humain. Quelques photos des matières, des croquis, de l’envers du décor et de l’équipe qui a notamment participé au shooting de la collection.
Magali An
I have told you about it in my previous post: my capsule collection In The Mood For Boheme for Artisans Angkor was brought to light last December 2012 in Cambodia. It knows now a beautiful bloom, since the limited edition has been sold in the Artisans Angkor flagship store in Phnom Penh, it will soon be at First Floor, the Street 240 concept store still in Phnom Penh, until next Spring this year.
Designing a collection is a long and exciting process. Initially, it is a lonely job: drawing silhouettes, looking for inspiration and fabrics, draw the iconic prints, coloring … Once the designs validated, you then move to a collective work phase. I really enjoyed working with Sareth, the pattern-making chief. Her love of well done work, know-how, patience and attention to details have delighted me. If the finalized collection is a success, it is all thanks to the wonderful Artisans Angkor team. This is also what makes the richness of projects like this one, when you make the choice of handmade and crafts: sharing knowledge and working with people. Here are some pictures of fabrics, sketches, behind the scenes images and of the team that was also involved in the shooting of the collection.
11.01.2013





(Images de la collection In The Mood for Boheme by Magali An Berthon for Artisans d’Angkor)
On n’est pas toujours le mieux placé pour faire son auto-promotion. Mais là, je dois dire que l’occasion est trop belle!
Pour vous expliquer: en 2012 j’ai beaucoup voyagé. J’ai démarré l’année avec la découverte des artisanats textiles du Cambodge pour mon projet Tissus & Artisans du Monde.
Pendant ce voyage, j’ai cherché à rencontrer les acteurs de l’artisanat sur place, et c’est le plus logiquement du monde que j’ai tapé à la porte d’Artisans d’Angkor, une entreprise équitable qui emploie plus de 1200 personnes dans le pays, dont au moins 800 artisans qui travaillent la sculpture sur pierre, le bois, la laque et bien sûr la soie tissée à la main, selon les savoir-faire traditionnels khmers.
Ce modèle de réussite existe depuis 12 ans et propose des produits en soie de qualité, aux couleurs pures et au style classique chic raffiné. Ce qui fut d’abord une rencontre pour un reportage s’est transformé en projet de création. C’est ça, la magie des rencontres. Très ouvert sur la création contemporaine en mode et en déco, Artisans d’Angkor s’est intéressé à ma double casquette designer-reporter et mon tempérament créatif d’eurasienne et m’a donc proposé de dessiner leur toute première collection capsule, une édition limitée, avec leur savoir-faire et mes designs.
Entre les premières idées et croquis des vêtements et accessoires, les discussions avec toute l’équipe créative, le dessin de l’imprimé floral phare de la collection, le choix des coloris et des matières… jusqu’au lancement des prototypes, les corrections à quatre mains virtuelles via skype ,de Paris à Siem Reap, il s’est écoulé presque six mois. Je suis ensuite partie un mois sur place pour peaufiner les derniers détails, lancer la production des pièces, participer au photoshoot des silhouettes, à l’installation en boutique d’une scénographie éphémère et unique. Et enfin présenter la collection à la presse cambodgienne.
Quelle aventure! Et quelle fierté! Pouvoir aboutir un projet de A à Z, avec de belles rencontres et de beaux produits à la clé, c’est une vraie expérience et une chance.
C’est ainsi qu’est née la collection In The Mood For Boheme. Une ligne d’une quinzaine de pièces en soie, un vestiaire pour toute la famille: père-mère, fillette et fiston, comme une invitation à un voyage bohème, chic et romantique.
La collection a été présentée à la boutique Artisans d’Angkor de Phnom Penh, elle partira ensuite en février au concept store First Floor pour quelques mois, toujours dans la capitale cambodgienne. Et qui sait, quitte à suivre jusqu’au bout le concept d’une collection voyageuse, peut-être, on l’espère, ira-t-elle jusqu’à Paris et dans d’autres pays du monde! Avec votre intérêt et votre aide très certainement.
Si vous voulez en savoir plus, tout est si bien résumé dans cet article sur Asie-Info.
In 2012 I have traveled a lot. I have started the year with the discovery of the Cambodian textile crafts for my project World Textiles & Artisans.
During this trip, I have tried to meet the craft actors on the spot, and so I have very logically knocked on Artisans Angkor‘s door, a fair trade company employing more than 1200 people in the country, including at least 800 artisans working on stone carving, wood, lacquer and of course hand woven silk in the traditional Khmer know hows.
This successful company has been founded 12 years ago and it provides quality silk products in pure colors and in a refined classic chic. What was at first a meeting for a report turned into a creative project. That’s the magic of meetings. Very open on contemporary fashion and home design, Artisans d’Angkor was interested in my two activities reporter and designer and my Eurasian creative temper, and therefore they offered me to design their first capsule collection, in limited edition, with their expertise and my designs.
Between initial ideas and sketches of clothing and accessories, discussions with the creative team, design of the main floral print, choice of colors and fabrics… to the launch of prototypes, corrections via skype from Paris to Siem Reap, it took almost six months. I then went there for one month to finalize the details, start the production, participate to the photoshoot, install in the shop an ephemeral and unique pop up store display. And finally present the collection to the Cambodian press.
What an adventure! And what pride! To lead a project from A to Z, with beautiful encounters and beautiful products, it is a real experience and a great opportunity.
Thus was born the In The Mood For Boheme collection. A fifteen silk pieces line, a dressing room for the whole family: father, mother, son and daughter, as an invitation to a bohemian chic and romantic journey.
The collection was presented at the Artisans Angkor shop in Phnom Penh, then will be in February at First Floor concept store for a few months, still in the Cambodian capital. And who knows, to follow through with the concept of a traveling collection, maybe, hopefully, it will go to Paris and in other countries around the world! With your interest and certainly your help.
If you want to know more, everything is so well explained in this Asie Info article.