Photographe de filles et d’ailleurs. Voilà ce que pourrait dire Fabrice s’il venait à se présenter. Dans ses images, il y a un trouble et une indolence qui me fascinent. J’ai quelques polas qu’il a pris de moi et que je garde précieusement, comme des secrets, comme une histoire qu’on se serait raconté.

Quand j’habitais New York, j’étais allé lui rendre visite et il avait élu domicile pour son séjour dans une chambre du mythique Chelsea Hotel. Il y était comme chez lui, dans le décor vintage un peu fâné et dépareillé. Fabrice est retourné récemment dans le même hôtel, une semaine, pour y prendre des filles en photo. Ses Chelsea girls sont douces et sensuelles, elles s’abandonnent à son regard. Il a saisi leur mystère à travers l’obturateur de son appareil, comme si le temps s’était suspendu. On se demande quel secret cachent ces filles venues dans sa chambre, au Chelsea Hotel de New York.

Photographer of girls and of somewhere else. That’s what Fabrice could say. In his images, there is a troubled and languid vibe that is fascinating me. I preciously keep some polas he took of me, as little secrets, as a story that we once have told to each other.

When I was living in New York, I’ve visited him during his stay. He had a room at the legendary Chelsea Hotel. It’s as if he was at home in this vintage faded decor. Fabrice has recently come back to the same hotel for one week, to take pictures of girls. His Chelsea girls are sweet and sensual, they abandon themselves to his gaze. He has seized their mystery through the lense of his camera, as if time was on hold. One could wonder what secret are hiding these girls who come in his room at the Chelsea Hotel in New York.

Chelsea Girls by Fabrice Mabillot www.fabricemabillot.com

(song: Chelsea Hotel by Leonard Cohen)

21 décembre 2010

Comments

MERCI Magali ! Pour Léonard Cohen que j’entends encore terminer sa chanson, et pour ces images de Fabrice…
Je me sens toute emplie de mélancolie douce et langoureux vertige.
Ce billet ressemble exactement à ce que j’imaginais de toi… j’aime.
Bisous
Anne (ton miroir en dentelle)

Oui Natasha je me souviens très bien de cette expo à NY quand tu étais là avec Fabrice, de bons souvenirs! bienvenue.
Anne: merci pour tes mots, je suis touchée et ravie de ne pas avoir déçu tes attentes. Et d’avoir pu te faire valser avec Leonard Cohen.

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